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TRAVAILLER SON APNEE

8 juin 2012 - 16:22

Pourquoi se coltiner des séances d’apnée alors que l’on respire si bien dans son détendeur ?

 

TRAVAILLER SON APNEE

 

Pourquoi se coltiner des séances d’apnée alors que l’on respire si bien dans son détendeur ? Parfois pour de mauvaises raisons, comme obtenir son niveau de plongée. Mais s’entraîner à l’apnée, c’est aussi améliorer son endurance respiratoire et musculaire, savourer les sensations du milieu aquatique, sans toutefois flirter inconsidérément avec ses limites.

 

La plongée en scaphandre autonome offre de multiples occasions, rarement très volontaires, de pratiquer l’apnée. Le passage des niveaux de plongée s’accompagne d’épreuves censées vérifier que le plongeur maîtrise bien la ventilation : exercices de lâcher et reprise d'embout, déplacements horizontaux en apnée ou en profondeur, récupération du mannequin, etc.

La RSE (remontée sans embout) a longtemps été la bête noire du candidat plongeur, une épreuve plombée par le stress de l’examen et particulièrement à risque, surtout dans les conditions où on la pratiquait, bien souvent à la fin des autres épreuves. Rebaptisée “remontée sur expiration”, son but est de contrer la conduite instinctive quand on manque d’air : rejoindre la surface le plus vite. Elle nécessite de prendre conscience de ce qu’est une apnée inspiratoire - réalisée après une inspiration, et qui doit pouvoir être tenue 60 secondes - et une apnée expiratoire - réalisée après expulsion de l’air, situation typique de la panne d’air, qui peut être tenue 40 secondes et permet largement de remonter en respectant la vitesse, si on ne panique pas.

Savoir gérer une apnée est aussi plus qu’utile pour aller respirer sur le détendeur de son coéquipier, pratiquer une remontée assistée, faire face à un “arrachage” d’embout, mais aussi tomber d’un bateau sans son équipement, nager avec des vagues par-dessus la cagoule, procéder à des vérifications sous le bateau… Ces incitations pour pratiquer l’apnée se basent sur la crainte et ne sont guère motivantes pour le plongeur. Mais l’apnée peut être aussi ludique (regarder les poissons pendant que la première palanquée barbote, jamais après une plongée, rappelons le), permet de varier les activités lors de l’entraînement en piscine, d’améliorer sa condition physique et mentale ou de se faire plaisir.



Moins d’air, plus de muscles ?

Que se passe-t-il pendant l’apnée ? L’arrêt de la ventilation provoque une baisse de l’O2 dans le sang (hypoxie) et une augmentation du CO2. Le système cardio-circulatoire fait face à l’hypoxie par une bradycardie (baisse de la fréquence cardiaque), une diminution du calibre des vaisseaux périphériques qui détourne la circulation vers le cerveau et le coeur aux dépens des muscles, ainsi que par une augmentation de la pression artérielle et du débit sanguin au niveau du coeur et du cerveau. L’entraînement à l’apnée apprend au muscle à consommer moins d’oxygène et à former moins de CO2 ; il amène aussi une diminution de la sensibilité des centres respiratoires au CO2 (c’est l’augmentation du taux de CO2 dans le sang qui déclenche la reprise de la respiration et non la baisse de l’O2), ce qui réduit les sensations désagréables de manque d’air en fin d’apnée. Tous les efforts physiques en bénéficient : diminution de la sensation de fatigue, de l’essoufflement, amélioration de l'endurance et de la récupération. Ce n’est pas pour rien que des disciplines sportives sans rapport avec l’eau préconisent la pratique de l’apnée chez leurs adeptes.

 

L’apnée, c’est aussi dans la tête

Dynamique ou motrice, l’apnée est une excellente école pour apprendre à se décontracter au maximum et à contrôler ses émotions, écouter ses sensations physiques ; l’apnée dynamique améliore la position du corps et son déplacement sous l’eau ; chez le débutant, l’apnée permet la prise de contact et la mise en confiance et inscrit dans ses automatismes les comportements en cas de manque d’air pour éviter la panique. Il semble que l’entraînement à l’apnée, du moins dans le contexte du plongeur bouteille, n’insiste pas assez sur ces aspects détente et bien-être qui gagneraient à être développés.

 

Quels sont les risques de l’apnée ?

S’il est bien un rendez-vous qu’on peut rater, c’est celui de la syncope. En dessous d’un certain taux d’O2 (0,10 bar environ), l’hypoxie provoque une perte de connaissance (syncope) avec un arrêt cardio-respiratoire. Lorsque le plongeur a trop hyperventilé avant l’apnée, le taux de CO2 est insuffisant pour déclencher le besoin de respirer, et la syncope survient avant que l’organisme ait pu rompre l’apnée. Les apnéistes et les chasseurs sous-marins connaissent bien le risque de ce fameux “rendez-vous syncopal des 7 mètres”, mais on sait maintenant qu'il peut aussi survenir jusqu’à quelques secondes après la sortie de l’eau. La faible profondeur ne supprime pas le risque de syncope : la répétition des apnées, une durée d’apnée limite augmentent l’hypoxie, d’où la syncope avec le risque que la reprise respiratoire se fasse, mais sous l’eau.

 

Pour une apnée “sécure”

Il ne suffit pas de s’arrêter de respirer pour être un apnéiste, il faut s’assurer de pouvoir reprendre sa respiration. L’apnée est une des premières causes de décès en piscine, et sa pratique dans 2 mètres d’eau est bien plus à risque qu’une plongée bouteille à 40 mètres. L’apnée dynamique est aussi dangereuse que l’apnée statique, même si l’immobilité brutale alerte plus facilement l’entourage. L’apnée n’est pas une activité solitaire et doit être impérativement surveillée jusqu’après la reprise de la respiration par une personne capable d’assurer les premiers secours. Vouloir dépasser ses limites respiratoires, c’est comme se claquer un muscle pour aller plus vite, en beaucoup plus dangereux ! Il est évident qu’on ne commence pas ses apnées en mer mais en piscine, et qu’on ne se lance pas dans un 50 mètres sous l’eau si on n’a pas nagé depuis un an. L’apnée est une technique qui nécessite un apprentissage, et il est maintenant facile de trouver près de chez soi les rendez vous piscine d’un club de plongée ou d’apnée.

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