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L'AUTONOMIE

27 janvier 2013 - 18:40

UN SÉSAME À PLUSIEURS FACETTES : Pour beaucoup de plongeurs, pas de plaisir sans autonomie. Pas question de sacrifier aux exigences de l'encadrement et rien ne vaut la liberté d'évolution.

Pour beaucoup de plongeurs, pas de plaisir sans autonomie. Pas question de sacrifier aux exigences de l'encadrement et rien ne vaut la liberté d'évolution. Poussant à l'extrême cette idée, certains se mettent fréquemment en difficulté ou entrent en conflit avec les organisateurs locaux. Il existe des positions intermédiaires, plus souples et adaptées à la découverte rapide des secrets et spécificités d'un site de plongée.

Texte d'Alain Delmas. photos C. Lecocq

 

Sur le papier, c'est assez simple: en immersion en collectivité ou organisée, les plongeurs sont autonomes lorsqu'ils se passent d'une personne pour les encadrer. En l’absence du "guide de palanquée" le groupe établie sont autonomie en se basant sur le partage des responsabilités et la complémentarité de chacun. Nous sommes bien loin de certaines activités très engagées, comme la plongée spéléo, dans laquelle le pratiquant dépend fortement de l'organisation générale, mais va agir comme un plongeur solitaire une fois dans l'eau: il ne doit compter que sur lui-même pour se sortir d'un éventuel mauvais pas.


En plongée loisir, la balade en solo est bannie et la règle c'est d'avoir au moins un (binôme) ou plusieurs équipiers (palanquée).
L'ensemble doit être homogène, même si les capacités sont différentes. Les interrelations entre les plongeurs créent une alchimie qui permet à la palanquée d'évoluer en sécurité. Les individus n'ont pas forcément le même niveau de compétence, mais c'est le niveau le plus bas qui fixe les limites et la coresponsabilité règne en maître.
Pas question de s'improviser "chef de palanquée" au prétexte de l'expérience ou de l'antériorité de l'âge! Encadrer une palanquée, cela s'apprend, et sans compétences affirmées, mieux vaut s"abstenir. les plongeurs sont donc à priori "égaux" au sien de la palanquée, même si cela ne dispense pas d'attribuer des rôles: celui qui connait parfaitement le site peut indiquer le trajet, par exemple, ou celui qui utilise la procédure de décompression la plus pénalisante va donner le tempo de la remontée.

 

LES CAPACITÉS ADAPTÉS

Dès les premiers mètres, il est possible de viser une certaine forme d'autonomie. Bien sûr entre 12 et 60 mètres, les exigences n'ont rien de comparable, mais les plongeurs qui aspirent à l'autonomie ne sont pas les mêmes. Ce qui compte, c'est de maîtriser les compétences pour être autonome à la profondeurs visée et dans les conditions envisagées.


L'autonomie ne s'improvise pas. Elle demande une préparation sérieuse et de constantes remises en question qui relève souvent du simple bon sens. 

 

Ainsi un plongeur autonome évoluant dans 15 mètres d'eau, dans des mers chaudes, sans posséder le niveau requis, peut être plus en danger qu'un autre parfaitement à son immersion hivernale et profonde.

Une palanquée de plongeurs autonomes est en sécurité lorsqu'elle évolue avec des compétences individuelles, un savoir-faire collectif et des équipements adaptés à la plongée.
L'autonome d'un jour peut donc ne plus l'être demain et inversement, en fonction des difficultés de la sortie sous-marine.

Dans un premier temps, l'autonomie passe inévitablement par une maîtrise technique individuelle. Propulsion, déplacement, équilibre,respiration et utilisation du matériel sont autant de domaine dans lesquels le plongeur va devoir acquérir un certain niveau avant de prétendre se passer de guide de palanquée.

 

ASSISTER SON PROCHAIN

Dans un deuxième temps, l'autonomie effective va nécessiter d"être capable de déceler les difficultés des autres plongeurs de la palanquée, de savoir les identifier puis de proposer une solution adaptée. Ce sont les multiples formes de l'assistance qui peuvent aller du simple réconfort à l'action de remonter un plongeur en détresse, ou au contraire de ralentir ou stopper une remontée en panique. En effet, pas question de laisser évoluer entre eux, sans guide, des plongeurs qui ne seraient pas capables de s'entraider en cas de besoin. Et pas question non plus qu'ils le fassent en se mettant eux-même en danger. Une situation mal gérée par un assistant hésitant et maladroit peut, le stress aidant dégénérer en accident.



LA BONNE FORMATION

Devenir autonome va systématiquement comporter deux volets, . L'un consiste à peaufiner sa technique individuelle et ses connaissances afin d'atteindre un niveau de maîtrise suffisant en rapport avec l'autonomie revendiquée. L'autre réside dans l'expérience. C'est en plongeant que l'on devient plongeur, à fortiori autonome! Le savant équilibre entre ces deux aspects de la formation va permettre de développer de véritables compétences à évoluer en autonomie.Ensuite il ne restera plus qu'à maintenir son niveau en pratiquant régulièrement.

En formation, se sont les qualités effectives qui vont être attendues et non la maîtrise de simples situations d'écoles. En matières d'assistance d'un équipier par exemple, cela induit qu'il ne s'agit pas juste de reconnaitre des signes conventionnels et leurs réponses standardisées, mais véritablement de pouvoir anticiper sur les problèmes, les déceler très tôt, et même faire en sorte qu'ils n'arrivent pas en agissant sur le déroulement de la plongée. Ainsi pour gérer le risque lié à l'essoufflement, plus question de se contenter du simple signe et de la réponse du cas d'école: il va falloir être capable d'observer le comportement de l'autre, de voir le ralentissement dans la progression, de comprendre la prostration ou l'agitation qui s'installe, d'entendre la respiration et de voir les chapelets de bulles sortant du détendeur qui 's'accélèrent, de sentir le rapprochement ou l'éloignement et d'analyser le regard inquiet... Tout cela avant que l'essoufflement ne s'installe définitivement. 
Idem pour la réponse: il ne s'agit pas d'une simple procédure à respecter mais bien d'être capable de prendre en charge, rassurer, aider, assister, sauver... En somme, de tout mettre en œuvre de manière adaptée afin de parvenir au résultat escompté. 

 

SE MÉFIER DES LEURRES

Concernant l'autonomie, il faut savoir se méfier des faux-semblants. En voici quelques uns parmi les plus récurrents qui peuvent toucher le plongeur voyageur autonome (comme le sédentaire d'ailleurs):

> Être ou ne pas être autonomes:dans des conditions données, il n'y a pas de demi-mesure. Soit on est autonome, soit on ne l'est pas. Il peut être tentant de se bercer d'illusions en pensant qu'un plongeur débutant est "un peu" autonome même s'il ne maîtrise pas le minimum comme l'assistance de son coéquipier, au prétexte qu'on lui a montrer comment se sortir tout seul de quelques mauvais pas. Mais en cas de problème, ça risque de déraper sérieusement.
L'autonomie ne tolère pas d'approximations.

 
> L'hypothétique transfert de compétences: L'idée que ce qui est acquis dans une situation est transposable dans une autre dotée d'exigences proches est une théorie toute relative. En effet les facteurs environnementaux de la plongée se chargent fréquemment de l'infirmer. Par exemple, les plongeurs tout juste sevrés d'immersion en eau chlorée, même en fosse ne devront pas céder au chant des sirènes qui leur annonce monts et merveilles d'autonomie une fois devant le grand large. Même s'ils ont répété leurs gammes pendant de longues séances d'entrainements hivernales!

 
> Autonome un jour, autonome toujours? 
Pas sûr du tout! Au rythme des arrêts d'activités plus ou moins prolongés, les compétences peuvent s'amenuiser. Au début d'un séjour plongée, si l'expérience n'a pas été régulièrement variée, il faudra parfois accepter de perdre un peu de son autonomie, le temps d'une ou deux immersions, avant de repartir de plus belle et en sécurité.

 
>L'autonomie universelle: Cela n'existe pas. Chaque fois qu'une plongée comporte plusieurs inconnues ou des impondérables, l'autonomie peut en pâtir. Il sera donc nécessaire de s' auto-évaluer, d'analyser les exigences de la plongée et d'en déduire si elle est réellement adaptée à la forme du moment. En cas de réponse négative, il faudra être capable de lever le pied et de réduire ses ambitions, ou bien accepter d'être un peu encadré par ceux qui maîtrise parfaitement les subtilités de la balade.


 

Selon la loi, toute palanquée plongeant en autonomie doit être équipée d'un parachute.

 

SAVOIR SE LAISSER GUIDER

C'est toute l'ambiguïté de la situation. Être potentiellement autonome n'impose pas de se revendiquer en toute situation. Ainsi sur de nombreux séjours, il est intéressant, voire indispensable au moins au début, de disposer d'un guide. Pas pour "encadrer" sur un plan sécuritaire, mais pour "guider" tout simplement au sens noble du terme.
L'animation, la construction et la conduite du meilleur script de plongée sur un site inconnu du voyageur sont souvent mieux maîtrisées par un bon plongeur local.Il n'y a rien de vexatoire ni de péjoratif à ce laisser guider dans ces conditions, y compris par un plongeur d'un niveau technique" inférieur" sur le papier.


Bien sûr, il peut être aussi légitime de souhaiter profiter de sa balade en pleine autonomie lorsque la compétence fait partie du bagage individuel, mais cela vaut parfois le coup de temps en temps de faire une entorse à cette philosophie pour profiter du savoir faire d'un véritable guide de palanquée.

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