LES HIPPOCAMPES DE L ETANG DE THAU

9 avril 2013 - 13:10

Renforcement des populations d’hippocampes de l’étang de Thau (Hérault)

Le Groupe d’étude de l’hippocampe – projet porté par le Voile de Neptune – et l’Institut océanographique Paul Ricard poursuivent leur mission de préservation des hippocampes en milieu naturel.  Grâce a un travail réalisé en commun, cent juvéniles d’hippocampes nés en milieu contrôlé vont prochainement rejoindre leurs parents dans l’étang de Thau.

 

 

Poisson discret, mystérieux, que l’apparence chevaline place au rang d’espèce mythique, il fait l’objet de nombreuses légendes. Il bénéficie d’une aura affective forte du grand public, ce qui ne l’empêche cependant pas d’être menacé.
Inscrits sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature comme espèces menacées, les hippocampes sont à ce jour mieux connus.
Mais, outre la dégradation physique de leur milieu de vie et des pollutions de l’eau qui touchent nombre d’espèces, les hippocampes sont aussi victimes de menaces directes telles que leur cueillette organisée à des fins commerciales ou d’une pêche aveugle, comme les nombreux hippocampes de la lagune de Thau qui, les premiers froids de l’hiver venus, se font piéger dans les filets lors de leur migration.

 
L’hippocampe n’est pas une espèce protégée à l’heure actuelle. Mais les menaces constantes qui pèsent sur lui ont incité le ministère de l’Écologie et du Développement durable à mettre sa protection en cours d’étude.
Le Groupe d’étude de l’hippocampe (GEH) et l’Institut océanographique Paul Ricard réalisent depuis plusieurs années l’étude et le suivi de l’hippocampe et de son milieu de vie dans le but de le préserver. Leurs travaux portent sur deux espèces méditerranéennes, l’hippocampe à museau long et l’hippocampe à museau court. La mise en commun récente de leurs moyens et de leurs compétences débouche sur un premier succès avec l’hippocampe à museau long. Cent juvéniles provenant de mâles enceints prélevés par le GEH dans la lagune de Thau et élevés dans l’écloserie de l’Institut océanographique Paul Ricard, aux Embiez (Var), vont être relâchés le 17 novembre dans l’étang. Il a fallu beaucoup d’attention et une technique d’élevage particulière pour réussir à faire grandir ces juvéniles dont la taille à la naissance était de 12 mm. Ils sont maintenant prêts à affronter leur milieu naturel et feront l’objet d’une vigilance et d’un suivi particulier de la part du GEH.

 
Il est important de rappeler que dans le cadre de la sauvegarde de la biodiversité l’hippocampe est un indicateur significatif de la qualité du milieu dans lequel il vit. 200 juvéniles issus du même élevage ont déjà rejoint 9 aquariums publics. Espérons qu’un jour seuls les hippocampes d’élevage auront ainsi leur place dans les aquariums.


Mettez votre masque et plongez  dans l’étang de Thau 

 

 

 Quels hippocampes en Europe ?

Les scientifiques considèrent aujourd’hui qu’il existe deux espèces d’hippocampes
sur les côtes de France et d’Europe.

 

L’hippocampe à museau court (Hippocampus hippocampus) se reconnaît à son museau court, et à sa « crête » triangulaire élevée sur la nuque. Atteignant 10-11 cm (rarement 15 cm), il est souvent brunâtre, parfois jaune. Il n’a en général pas de filaments cutanés (mais ça peut arriver !).

 

 

 

L’hippocampe moucheté (Hippocampus guttulatus) a un museau plus allongé. Long de 10-12 cm (jusqu’à 18 cm), il doit son nom à ses habituelles mouchetures blanches (parfois absentes !). Beige très clair à brun foncé, quelquefois jaune d’or, rouge ou rose intense, il porte souvent des filaments cutanés, parfois ramifiés (mais peut n’en avoir aucun).

 

 

Les deux espèces sont donc très variables, le seul critère distinctif fiable étant la longueur du museau. Mais la réalité biologique est peut-être plus complexe qu’on ne l’admet aujourd’hui ! Le nom Hippocampus ramulosus, par exemple, est aujourd’hui considéré comme synonyme de H. guttulatus par certains scientifiques, mais comme une espèce différente par d’autres. Par ailleurs, on observe parfois des variations morphologiques (ou écologiques) sensibles entre populations, ce qui pose la question de leur degré de différenciation génétique : simples variations locales, ou espèces différentes ?

Aujourd’hui, faute de données scientifiques, il est impossible d’estimer les populations d’hippocampes en France, ou même de décrire leurs préférences écologiques. Bien difficile dans ces conditions d’évaluer leur vulnérabilité, et de déterminer quelles mesures seraient nécessaires pour protéger les espèces, ou leur milieu. Tout au plus peut-on s’inquiéter au regard de ce qui se passe dans le reste du monde, et de l’absence de réglementation effective en France.

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